CINEMA: Alec Baldwin voulait continuer à tourner le film Rust après la fussilade sur le plateau.

Alec Bald­win aurait voulu con­tin­uer à filmer Rust après le tour­nage acci­den­tel sur le plateau de la direc­trice de la pho­togra­phie Haly­na Hutchins qui a eu lieu à la fin de l’an­née dernière. La fusil­lade a eu lieu au Bonan­za Creek Ranch au Nou­veau-Mex­ique alors que Bald­win, Hutchins et d’autres se pré­paraient pour une scène impli­quant un revolver Colt .45. Avec une enquête en cours sur la mort de Hutchins, on ne sait pas pourquoi une balle réelle était dans le pis­to­let et qui est respon­s­able du résul­tat tragique.

Alors que l’in­dus­trie exam­ine ce qui s’est exacte­ment passé sur le plateau, plus d’in­for­ma­tions sont sor­ties qui brossent un tableau des con­di­tions de tra­vail poten­tielle­ment dan­gereuses de Rust. L’équipe du film Rust s’é­tait inquiétée de beau­coup de choses, notam­ment du manque de con­trôles de sécu­rité et du con­tourne­ment du pro­to­cole syn­di­cal. L’at­ten­tion s’est égale­ment portée sur l’ar­muri­er du film Han­nah Gutier­rez-Reed et le réal­isa­teur adjoint David Halls, car tous deux auraient dû véri­fi­er la sécu­rité de l’arme avant de la remet­tre aux acteurs. La réponse de Bald­win dans les mois suiv­ants a été une mon­tagne russe de regrets, de tristesse, de colère, de dis­tan­ci­a­tion et de déni. Ses répons­es les plus récentes con­sis­tant à nier sa respon­s­abil­ité ont sus­cité des réac­tions néga­tives de la part du pub­lic. Bald­win, qui était égale­ment pro­duc­teur du film, a été nom­mé par­mi d’autres pro­duc­teurs et équipes de Rust dans divers procès entourant la mort de Hutchins.

Tel que rap­porté par L’indépen­dant (via Le New York Times), Bald­win aurait voulu con­tin­uer à filmer le film occi­den­tal indépen­dant après le tour­nage acci­den­tel, dis­ant aux acteurs et à l’équipe que cela hon­or­erait la mémoire de Hutchins. Bald­win aurait dit à l’équipe qu’il voulait ter­min­er le film afin que les béné­fices du film et les paiements d’as­sur­ance poten­tiels puis­sent être ver­sés au mari de Hutchins, Matthew, et à leur fils. Le tour­nage n’a pas con­tin­ué et le film ne sera prob­a­ble­ment pas terminé.

La dynamique entre Matthew Hutchins et Bald­win s’est détéri­orée après le déni pub­lic de respon­s­abil­ité de Bald­win dans une inter­view émou­vante d’ABC News. M. Hutchins a depuis déposé une plainte pour mort injus­ti­fiée qui désigne Bald­win et d’autres pro­duc­teurs et équipes comme respon­s­ables. Des pour­suites sim­i­laires ont été inten­tées par les mem­bres de l’équipe de Rust eux-mêmes, affir­mant que les pro­duc­teurs n’avaient pas pris toutes les mesures de sécu­rité appro­priées, telles que la tenue de réu­nions sur la sécu­rité des armes à feu. Le réal­isa­teur adjoint David Halls avait déjà été licen­cié d’un film précé­dent, Free­dom’s Path, après qu’un inci­dent sur­venu sur le plateau ait blessé un mem­bre de l’équipe. De nom­breux mem­bres de l’équipe et de la dis­tri­b­u­tion de Rust avaient exprimé leur inquié­tude quant au fait que les coins étaient coupés dans le but de ter­min­er la pro­duc­tion indépen­dante avec un bud­get serré.

La réponse plus large de l’in­dus­trie à la mort de Hutchin a été de réé­val­uer l’u­til­i­sa­tion de vrais pis­to­lets sur les plateaux de ciné­ma. À Hol­ly­wood, des armes à feu avec le poten­tiel mécanique de faire de vrais dégâts sont sou­vent util­isées, chargées de muni­tions à blanc qui ont un boîti­er et de la poudre à canon mais pas de pro­jec­tile. Alors que cer­tains décors de films optent pour de faux pis­to­lets qui n’ont pas de mécanique interne fonc­tion­nelle, d’autres préfèrent le poids, l’aspect et la sen­sa­tion réels des vrais pis­to­lets. À la suite de la tragédie de Rust, de nom­breux acteurs et émis­sions tels que The Rook­ie d’ABC réé­val­u­ent cette pra­tique de l’in­dus­trie, cer­tains d’en­tre eux inter­dis­ant les vrais pis­to­lets sur leurs plateaux pour éviter tout acci­dent. Hutchins n’a pas été la pre­mière per­son­ne à mourir d’un pis­to­let à hélice lors du tour­nage d’un film, le cas le plus célèbre étant la mort acci­den­telle de Bran­don Lee lors du tour­nage de The Crow. Espérons que la nou­velle atten­tion portée à cette ques­tion entraîn­era de réels change­ments dans les normes de sécu­rité du tour­nage et créera des con­di­tions de tra­vail plus sûres pour l’industrie.

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