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Le parlement accuse l’ancien premier ministre

L’an­cien Pre­mier min­istre aus­tralien Scott Mor­ri­son a riposté mer­cre­di aux accu­sa­tions du Par­lement d’avoir amassé secrète­ment les pou­voirs de plusieurs min­istres, citant les réal­i­sa­tions de son admin­is­tra­tion, notam­ment le fait d’avoir tenu tête à une Chine “tyran­nique”. déclaré infructueux.

Le gou­verne­ment tra­vail­liste de cen­tre-gauche a pris la mesure sans précé­dent de nom­mer lui-même cinq min­istres au poste de Pre­mier min­istre con­ser­va­teur entre mars 2020 et mai 2021, générale­ment à l’in­su des min­istres en place. M. Mor­ri­son a présen­té une réso­lu­tion de cen­sure rare à la Cham­bre des représentants.

La Cham­bre l’a adop­tée par un vote de 86 con­tre 50. Avec la majorité des tra­vail­listes à la Cham­bre des com­munes, il était cer­tain qu’elle serait adop­tée, mais la plu­part des lég­is­la­teurs de l’op­po­si­tion y ont vu un “paiement poli­tique”. M. Mor­ri­son est le pre­mier ancien pre­mier min­istre à devoir ren­dre des comptes.

Un pro­jet de loi visant à cen­sur­er M. Mor­ri­son, qui reste un lég­is­la­teur de l’op­po­si­tion, ne fera guère plus que ternir son héritage politique.

Mor­ri­son a com­men­té publique­ment la con­tro­verse mer­cre­di pour la pre­mière fois depuis que son coup de force a été exposé dans les inter­views qu’il a accordées à deux jour­nal­istes sur la réponse du gou­verne­ment à la pandémie de Covid-19 en août. Il a depuis pub­lié deux doc­u­ments par l’in­ter­mé­di­aire de ses avocats.

M. Mor­ri­son a déclaré qu’il s’é­tait octroyé des pou­voirs min­istériels sup­plé­men­taires à un moment où l’Aus­tralie devait “faire face à une incer­ti­tude et une imprévis­i­bil­ité extrêmes”.

La cri­tique a été “for­mulée avec un recul sûr et rel­a­tive­ment sobre”, a‑t-il dit.

“Je suis fier […] Dans une péri­ode de mise à l’épreuve extrême, mon gou­verne­ment s’est levé et a fait face à l’abîme d’in­cer­ti­tude auquel notre pays a été con­fron­té et à la coerci­tion des brutes locales, et a fait reculer l’Aus­tralie dans la tem­pête. ’ ” a déclaré Mor­ri­son devant la Cham­bre des représen­tants, en faisant référence à la Chine.

“Les sécher­ess­es, les cat­a­stro­phes naturelles, les pandémies mon­di­ales, les réces­sions mon­di­ales et nationales, les caus­es des pandémies, la mon­tée et l’af­fir­ma­tion de la Chine pour forcer l’Aus­tralie à se soumet­tre, les plus grandes men­aces que nous avons vues depuis la Sec­onde Guerre mon­di­ale. Notre pays a fait face à des dif­fi­cultés”, a ajouté M. Morrison.

Selon la motion de défi­ance, M. Mor­ri­son a nui à un gou­verne­ment respon­s­able et a sapé la con­fi­ance du pub­lic dans la démoc­ra­tie aus­trali­enne en n’in­for­mant pas le Cab­i­net, le Par­lement et le pub­lic aus­tralien des pou­voirs sup­plé­men­taires de ses ministres.

Le gou­verne­ment, élu en mai, a cité des con­clu­sions sur le coup de force inhab­ituel de M. Morrison.

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