NEWS: Australie
Le harcèlement sexuel est monnaie courante dans les camps d’expédition en Antarctique

Des femmes travaillant dans des camps de recherche australiens en Antarctique ont fait état d'un harcèlement sexuel généralisé

Des femmes tra­vail­lant dans des camps de recherche aus­traliens en Antarc­tique ont fait état d’un har­cèle­ment sex­uel généralisé.

Le livre four­nit des preuves de con­tacts physiques d’in­vités non invités, de deman­des de rap­ports sex­uels et de cul­tures pré­da­tri­ces qui tolèrent la pornogra­phie sur les murs et les taquiner­ies sexuelles.

Elles esti­ment égale­ment que les femmes doivent cacher leurs règles et recevoir des tam­pons et des servi­ettes hygiéniques en rai­son des nom­breuses restrictions.

Les autorités ont con­damné les résul­tats et ont promis d’ap­porter un change­ment culturel.

La min­istre aus­trali­enne de l’en­vi­ron­nement, Tanya Pri­vasek, s’est dite “choquée” par l’ex­a­m­en indépen­dant des instal­la­tions de l’Au­torité antarc­tique aus­trali­enne (AAD). Cet exa­m­en a été ini­tié suite à la plainte d’un particulier.

“En tant que min­istre, je ne tolér­erai pas le har­cèle­ment sex­uel sur mon lieu de tra­vail”, a déclaré Mme Pri­vate­sek à l’Aus­tralian Broad­cast­ing Cor­po­ra­tion (ABC).

L’ob­ser­va­toire antarc­tique aus­tralien est situé à l’ex­trémité ori­en­tale du con­ti­nent et com­prend les lab­o­ra­toires Casey, Davis et Mawson.

En été, un corps expédi­tion­naire de 500 per­son­nes est envoyé, mais en hiv­er, il est réduit au point qu’en­v­i­ron 15 à 30 per­son­nes clés entrent dans le camp. Médecins, cuisiniers, con­tremaîtres, etc., ces tra­vailleurs vivent sou­vent sur la sta­tion pen­dant un an.

L’au­teur du rap­port, le pro­fesseur Mered­ith Nash de l’U­ni­ver­sité nationale aus­trali­enne, a déclaré : “Les femmes dans les camps ont le sen­ti­ment que l’en­vi­ron­nement éloigné et isolé rend impos­si­ble de s’échap­per ou de trou­ver une aide immé­di­ate. ” Elle a déclaré .

Elles “doivent tra­vailler dans les camps avec leurs agresseurs pen­dant des semaines parce qu’elles ne peu­vent pas par­tir”, ont-elles déclaré à ABC, qui a d’abord rap­porté les con­clu­sions vendredi.

“Ou bien, à cause de la lutte de pou­voir, elle n’est pas dans une sit­u­a­tion où elle est aus­si prête à se plain­dre ou à obtenir de l’aide que dans son pro­pre pays”, a‑t-elle ajouté.

Le rap­port a égale­ment révélé une cul­ture de l’ho­mo­pho­bie dans les secteurs dom­inés par les hommes, notant que les gens avaient peur de s’ex­primer parce qu’ils ne voulaient pas être exclus de la prospec­tion future.

Dans un tel envi­ron­nement dom­iné par les hommes, les femmes sci­en­tifiques se seraient sen­ties poussées à cacher leurs règles par crainte du juge­ment des hommes.

Le sys­tème de demande de coupons “oblige égale­ment les femmes à pass­er par les gar­di­ens pour obtenir des pro­duits san­i­taires gra­tu­its”, ce qui reflète l’in­suff­i­sance des infra­struc­tures du camp.

La direc­trice de l’AAD, Kim Ellis, a déclaré que l’or­gan­i­sa­tion avait déjà mis en œuvre les recom­man­da­tions du rapport.

“Nous sommes pro­fondé­ment préoc­cupés par les expéri­ences de har­cèle­ment sex­uel, de dis­crim­i­na­tion et d’ex­clu­sion dont on par­le sur nos lieux de travail.”

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*