NEWS: Burkina Faso
Le président démissionne à condition d’obtenir la garantie de la sécurité du chef militaire putschiste

NEWS: Burkina Faso Le président démissionne à condition d'obtenir la garantie de la sécurité du chef militaire putschiste

Le chef mil­i­taire auto­proclamé du Burk­i­na Faso, le cap­i­taine Ibrahim Tra­oré, a accep­té une démis­sion con­di­tion­nelle pro­posée par le prési­dent Paul-Hen­ri Dami­ba afin d’éviter de nou­velles vio­lences après le coup d’É­tat de ven­dre­di, ont annon­cé dimanche les chefs religieux et traditionnels.

Selon l’ac­cord, qui a été annon­cé lors d’une con­férence de presse, Tra­oré a accep­té sept con­di­tions, dont celle de garan­tir la sécu­rité de Dami­va et des sol­dats qui l’ont soutenu.

Il a égale­ment accep­té de rem­plir une promesse faite à la région d’Afrique de l’Ouest de ramen­er le Burk­i­na Faso au con­sti­tu­tion­nal­isme d’i­ci juil­let 2024.

Dami­ba n’a pas pu être joint pour un com­men­taire. Il a quit­té le pays dimanche, ont déclaré ses proches à Reuters.

M. Tra­oré avait aupar­a­vant déclaré que l’or­dre était en train d’être rétabli après de vio­lentes man­i­fes­ta­tions con­tre l’am­bas­sade de France et des jours d’af­fron­te­ments au cours desquels sa fac­tion a cher­ché à ren­vers­er le gouvernement.

Il existe égale­ment des divi­sions au sein de l’ar­mée, de nom­breux sol­dats cher­chant vraisem­blable­ment à obtenir l’aide de la Russie à mesure que l’in­flu­ence de l’an­cien colonisa­teur français diminue.

Au moins trois autres vidéos partagées en ligne same­di et dimanche mon­trent des sol­dats sur le toit de véhicules blind­és de trans­port de troupes bran­dis­sant des dra­peaux russ­es tan­dis que la foule envi­ron­nante crie “Russie !”, selon les pro­jec­tions. Russie ! “. Reuters n’a pas véri­fié ces séquences.

L’équipe de M. Tra­oré a exhorté les man­i­fes­tants à cess­er d’at­ta­quer l’am­bas­sade de France, cible des protes­ta­tions, après que des respon­s­ables ont déclaré que la France avait évac­ué les Dami­ba vers des bases mil­i­taires français­es en Afrique de l’Ouest et pré­parait une con­tre-offen­sive. a exhorté les gens.

Le min­istère français des affaires étrangères a démen­ti que la base cachait Dami­ba après son expul­sion ven­dre­di. Dami­ba a égale­ment nié se trou­ver à la base et a déclaré que le rap­port était une manip­u­la­tion délibérée de l’opin­ion publique.

“Nous voulons faire savoir au pub­lic que la sit­u­a­tion est sous con­trôle et que l’or­dre est en train d’être rétabli”, a‑t-il déclaré dans une déc­la­ra­tion dif­fusée sur la télévi­sion d’État.

Une déc­la­ra­tion dis­tincte a indiqué que M. Tra­oré con­tin­uerait à exercer ses fonc­tions de prési­dent jusqu’à ce qu’un prési­dent intéri­maire civ­il ou mil­i­taire soit nom­mé dans les semaines à venir.

Oua­gadougou a été le théâtre de fusil­lades spo­radiques depuis same­di, mais le calme est revenu dimanche.

Un offici­er loy­al à Tra­oré a exhorté les habi­tants à garder leur calme, déclarant : “Nous leur deman­dons de pour­suiv­re leurs activ­ités et de s’ab­stenir de tout acte de vio­lence et de van­dal­isme, notam­ment con­tre l’am­bas­sade de France et les bases mil­i­taires françaises.” .

L’an­cien prési­dent Dami­ba a lancé un coup d’É­tat plus tôt cette année con­tre un gou­verne­ment civ­il qui est tombé en dis­grâce avec l’escalade de la vio­lence extrémiste islamique. L’in­ca­pac­ité de Dami­ba à arrêter les mil­i­tants a provo­qué la colère des mil­i­taires de l’an­cien pro­tec­torat français.

Il existe égale­ment des divi­sions au sein de l’ar­mée sur la ques­tion de savoir s’il faut deman­der l’aide d’autres parte­naires inter­na­tionaux pour com­bat­tre les militants.

Les sol­dats qui ont évincé Dami­ba ont déclaré que l’an­cien chef, qu’ils ont aidé à pren­dre le pou­voir en jan­vi­er, avait aban­don­né ses plans pour trou­ver d’autres partenaires.

Ils n’ont pas nom­mé de parte­naires, mais dis­ent que les obser­va­teurs et les par­ti­sans souhait­ent un parte­nar­i­at plus étroit avec la Russie, sem­blable à celui des sol­dats qui ont pris le pou­voir au Mali voisin en août 2020. il y a

Des cen­taines de per­son­nes, cer­taines bran­dis­sant des dra­peaux russ­es et sou­tenant la prise de pou­voir de Tra­oré, se sont rassem­blées devant l’am­bas­sade de France same­di et dimanche, lançant des pier­res et brûlant des pneus et des débris.

“Nous voulons coopér­er avec la Russie. Nous voulons que Dami­ba et la France par­tent”, a déclaré Arasan Thiem­tor, l’un des manifestants.

Des man­i­fes­tants anti-français se sont égale­ment rassem­blés et ont jeté des pier­res sur le cen­tre cul­turel français dans la ville de Bobo Dura­so, dans le sud du pays. Des hommes d’af­faires français ont égale­ment été détru­its dimanche matin.

Le Burk­i­na Faso est devenu l’épi­cen­tre des attaques menées par des groupes liés à Al-Qaï­da et à l’É­tat islamique après que les vio­lences qui ont débuté au Mali voisin en 2012 se sont éten­dues à d’autres pays subsahariens.

Les attaques con­tre les com­mu­nautés rurales ont tué des mil­liers de per­son­nes et déplacé des mil­lions d’autres, mal­gré la promesse publique de Dami­ba de s’at­ta­quer à l’in­sécu­rité après le coup d’É­tat de janvier.

Cette semaine, au moins 11 sol­dats ont été tués dans des attaques dans le nord du Burk­i­na Faso. Des dizaines de civils sont portés dis­parus à la suite de ces attaques.

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