NEWS: Burkina Faso
fusillades et barrages routiers dans la capitale au lendemain du coup d’Etat

Le leader autoproclamé du Burkina Faso affirme que l'homme qu'il a renversé par un coup d'État il y a un jour prépare une contre-attaque

Le leader auto­proclamé du Burk­i­na Faso affirme que l’homme qu’il a ren­ver­sé par un coup d’É­tat il y a un jour pré­pare une contre-attaque.

Le colonel Ibrahim Tra­oré a égale­ment accusé les Français de cacher le lieu­tenant-colonel Paul-Hen­ri Dami­va dans l’une des bases, une accu­sa­tion démen­tie par les diplo­mates français.

À Oua­gadougou, la cap­i­tale du Burk­i­na Faso, des coups de feu sont enten­dus et des héli­cop­tères sur­v­o­lent la ville.

Des témoins ont déclaré que l’ar­mée avait blo­qué les prin­ci­paux axes routiers de la ville et fer­mé les mag­a­sins qui avaient été ouverts auparavant.

La prise de pou­voir, qui a eu lieu ven­dre­di, a été annon­cée à la télévi­sion d’É­tat et a mar­qué la deux­ième fois cette année que les mil­i­taires du pays ont pris le pouvoir.

Dans les deux cas, les putschistes ont déclaré : “La sécu­rité nationale est si grave que nous n’avions pas d’autre choix que d’intervenir.”

Le Burk­i­na Faso ne con­trôle que 60 % de son ter­ri­toire, selon les experts, et la vio­lence islamiste s’ag­grave. Depuis 2020, les vio­lences ont déplacé plus d’un mil­lion de per­son­nes dans le pays.

L’U­nion africaine a exigé un retour à l’or­dre con­sti­tu­tion­nel au plus tard en juil­let 2023, et estime, comme le groupe région­al Cedeao, que la chute du leader, le lieu­tenant-colonel Dami­ba, est “anti­con­sti­tu­tion­nelle”. .

Aupar­a­vant, M. Ekobas avait déclaré qu’il était “inap­pro­prié” que des rebelles mil­i­taires pren­nent le pou­voir à un moment où le pays s’ori­ente vers la démocratisation.

Entouré de sol­dats rebelles en uni­formes mil­i­taires et masques noirs, le chef mil­i­taire, le colonel Tra­oré, a annon­cé ven­dre­di soir à la télévi­sion d’É­tat le limo­geage du lieu­tenant Dami­va, la dis­so­lu­tion du gou­verne­ment et la sus­pen­sion de la constitution.

Ibrahim Tra­oré a déclaré que cette déci­sion était due à l’in­ca­pac­ité du lieu­tenant-colonel Dami­ba à faire face à la rébel­lion musulmane.

“Notre peu­ple a suff­isam­ment souf­fert et souf­fre encore”, a‑t-il déclaré.

On sait peu de choses sur le colonel Tra­oré, un sol­dat de 34 ans qui com­mandait une unité anti-jihadiste appelée Cobra dans le nord du pays.

Dans sa déc­la­ra­tion, il a été déclaré dirigeant par intérim du Burk­i­na Faso. Mais l’an­nonce de ven­dre­di com­por­tait la promesse que le “pou­voir de la nation” se réu­ni­rait enfin pour désign­er un nou­veau prési­dent civ­il ou mil­i­taire et une nou­velle “charte intérimaire”.

Le gou­verne­ment du lieu­tenant-colonel Dami­ba a ren­ver­sé le gou­verne­ment élu en jan­vi­er pour n’avoir pas réus­si à dis­suad­er les attaques musul­manes, et il a lui-même déclaré aux citoyens qu’il avait “plus qu’assez pour gag­n­er cette guerre”. parlant.

Mais son gou­verne­ment n’a pas non plus réus­si à réprimer la vio­lence dji­hadiste. Des ana­lystes ont récem­ment déclaré à la BBC que les rebelles islamistes empié­taient sur le ter­ri­toire et que les chefs mil­i­taires avaient ten­té sans suc­cès de plac­er les forces sous un sys­tème de com­man­de­ment unique.

Lun­di, 11 sol­dats qui gar­daient un con­voi de civils ont été tués à Zibo, dans le nord du pays.

L’U­nion africaine appelle les mil­i­taires à “s’ab­stenir immé­di­ate­ment et com­plète­ment de tout acte de vio­lence ou de men­ace à l’en­con­tre des civils, des lib­ertés civiles et des droits de l’homme”.

La Com­mu­nauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait aupar­a­vant con­damné cette action, affir­mant qu’elle “réaf­firme sa ferme oppo­si­tion à la prise ou au main­tien du pou­voir par des moyens anticonstitutionnels”.

Les États-Unis se sont dits “pro­fondé­ment préoc­cupés” par l’évo­lu­tion de la sit­u­a­tion au Burk­i­na Faso et ont exhorté leurs citoyens à lim­iter leurs déplace­ments dans le pays. La France a lancé un aver­tisse­ment sim­i­laire à plus de 4 000 citoyens dans sa cap­i­tale, Ouagadougou.

Un porte-parole du départe­ment d’É­tat a déclaré : “Nous appelons toutes les par­ties à retrou­ver leur sang-froid et à faire preuve de retenue”.

En jan­vi­er, le lieu­tenant-colonel Dami­ba a limogé le prési­dent Rosh Kaboré pour n’avoir pas su faire face à la mon­tée de la vio­lence des extrémistes islamiques.

Mais de nom­breux citoyens ne se sen­tent plus en sécu­rité, et des man­i­fes­ta­tions ont eu lieu dans tout le pays cette semaine.

Ven­dre­di après-midi, cer­tains man­i­fes­tants sont descen­dus dans les rues de la cap­i­tale pour réclamer la des­ti­tu­tion du lieu­tenant-colonel Damiba.

En 2015, le Burk­i­na Faso a con­nu un soulève­ment musul­man qui a fait des mil­liers de morts et déplacé env­i­ron deux mil­lions de personnes.

Depuis son indépen­dance en 1960, il a subi huit coups d’État.

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