NEWS: Corée du Sud
La Corée du Nord menace le Sud de représailles nucléaires.

La sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a déclaré que Pyongyang riposterait par des frappes nucléaires si la Corée du Sud lançait une attaque préventive.

Kim Yo-jong, un haut respon­s­able, a pub­lié deux déc­la­ra­tions en réponse aux remar­ques de respon­s­ables sud-coréens.

Le min­istre sud-coréen de la Défense, Suh Wook, a déclaré que le Sud était capa­ble de frap­per les points de lance­ment de mis­siles du Nord, provo­quant une réac­tion furieuse.

La Corée du Nord a testé plusieurs mis­siles cette année, exac­er­bant les tensions.

Mar­di, Kim Yo-jong a pub­lié une deux­ième déc­la­ra­tion dans les médias offi­ciels affir­mant que toute agres­sion sud-coréenne jus­ti­fierait une réponse nucléaire “inévitable” de la Corée du Nord.

“Au cas où la Corée du Sud opte pour une con­fronta­tion mil­i­taire avec nous, notre force de com­bat nucléaire devra inévitable­ment s’ac­quit­ter de son devoir”, a‑t-elle déclaré selon les médias officiels.

Mme Kim avait déjà pub­lié dimanche une déc­la­ra­tion attaquant directe­ment M. Suh, qu’elle a qual­i­fié de “type de racaille” pour avoir sug­géré une attaque.

Elle a ajouté que la Corée du Nord ne voulait pas de guerre et ne tir­erait pas en pre­mier, mais répondrait si elle était attaquée.

Elle a égale­ment rejeté les affir­ma­tions de la Corée du Sud sur sa capac­ité à attein­dre les bases de mis­siles nord-coréennes comme un “rêve fou”.

Les ana­lystes ont déclaré que les remar­ques large­ment pub­liées de Mme Kim, ses pre­miers com­men­taires publics en plus de six mois, visaient en grande par­tie à ras­sur­er un pub­lic nation­al en Corée du Nord.

Cheong Seong-chang, ana­lyste nord-coréen de l’In­sti­tut Sejong, a déclaré que la rhé­torique de Mme Kim visait à “ren­forcer l’u­nité interne au sein du Nord” alors qu’il y avait des incer­ti­tudes et des inquié­tudes quant à l’avenir des rela­tions avec un nou­veau gou­verne­ment sud-coréen.

Le prési­dent élu de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol, qui doit com­mencer son man­dat en mai, est con­sid­éré comme un dirigeant plus bel­li­ciste qui pour­rait adopter une ligne plus agres­sive con­tre le Nord.

Au cours de sa cam­pagne élec­torale, il a lais­sé enten­dre aux électeurs la pos­si­bil­ité d’une frappe préven­tive con­tre le Nord, à la suite d’une aug­men­ta­tion sig­ni­fica­tive du nom­bre d’es­sais de mis­siles nord-coréens cette année.

Il y a seule­ment quinze jours, la Corée du Nord affir­mait avoir testé avec suc­cès son plus gros mis­sile bal­is­tique intercontinental.

Bien que l’au­then­tic­ité du lance­ment ait été remise en ques­tion par la Corée du Sud, l’im­pli­ca­tion du test a été prise au sérieux, car elle met­trait fin à un mora­toire auto-imposé sur les tests à longue portée en place depuis 2017.

L’ONU inter­dit à la Corée du Nord de procéder à des essais d’armes bal­is­tiques et nucléaires, mais le pays a défié l’in­ter­dic­tion, inci­tant plusieurs pays à impos­er des sanctions.

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