NEWS: Honduras
Les États-Unis réclament l’extradition de l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez.

Le min­istère des Affaires étrangères du Hon­duras a déclaré lun­di via Twit­ter qu’il avait noti­fié à la Cour suprême du pays que l’am­bas­sade des États-Unis avait demandé “l’ar­resta­tion pro­vi­soire offi­cielle d’un homme poli­tique hon­durien” aux fins d’extradition.

Le min­istère n’a pas iden­ti­fié l’homme poli­tique, mais le vice-prési­dent du Hon­duras, Sal­vador Nas­ral­la, a con­fir­mé à l’As­so­ci­at­ed Press que la demande nom­mait Hernandez.

Lun­di, des dizaines de policiers ont encer­clé la mai­son de Her­nan­dez, selon les rap­ports de l’a­gence de presse Reuters.

Des images d’un doc­u­ment, qui mon­trait une “demande formelle d’ar­resta­tion pro­vi­soire aux fins d’ex­tra­di­tion vers les États-Unis d’Amérique de Juan Orlan­do Her­nan­dez Alvara­do”, ont égale­ment été dif­fusées par CNN.

Nicole Navas, porte-parole du min­istère améri­cain de la Jus­tice, a refusé de com­menter. Le Départe­ment d’É­tat améri­cain n’a pas encore commenté.

La semaine dernière, le secré­taire d’É­tat améri­cain Antony Blinken a déclaré que Her­nan­dez fig­u­rait l’an­née dernière sur une liste de per­son­nes accusées de cor­rup­tion ou d’at­teinte à la démoc­ra­tie au Sal­vador, au Guatemala et au Honduras.

“Les États-Unis font pro­gress­er la trans­parence et la respon­s­abil­ité en Amérique cen­trale en ren­dant publiques les restric­tions de visa con­tre l’an­cien prési­dent du Hon­duras, Juan Orlan­do Her­nan­dez, en rai­son d’actes de cor­rup­tion”, a déclaré Blinken sur Twit­ter le 7 févri­er. “Per­son­ne n’est au-dessus de la loi. ”

Her­nan­dez a quit­té ses fonc­tions le 27 jan­vi­er avec la presta­tion de ser­ment du prési­dent Xiomara Cas­tro. Le même jour, Her­nan­dez a prêté ser­ment en tant que représen­tant du Hon­duras au Par­lement centraméricain.

Avec un sys­tème judi­ci­aire hon­durien faible et coop­té, l’e­spoir de jus­tice des Hon­duriens repo­sait depuis des années sur les pro­cureurs fédéraux améri­cains à New York, où une série de révéla­tions con­tre Her­nan­dez a été suiv­ie de près chez eux.

Des spécu­la­tions avaient cir­culé pen­dant des mois sur la ques­tion de savoir si Her­nan­dez serait inculpé une fois qu’il ne serait plus prési­dent, car les pro­cureurs améri­cains de New York l’ont impliqué à plusieurs repris­es dans le procès pour traf­ic de drogue de son frère en 2019, alléguant que son ascen­sion poli­tique était ali­men­tée par les prof­its de la drogue.

Her­nan­dez a nié toutes les accu­sa­tions et affirme que les accu­sa­tions font par­tie d’un com­plot de vengeance des mêmes barons de la drogue que son gou­verne­ment a cap­turés ou extradés vers les États-Unis.

Son frère, l’an­cien mem­bre du Con­grès hon­durien Tony Her­nan­dez, a été con­damné en mars 2017 à la réclu­sion à per­pé­tu­ité aux États-Unis pour traf­ic de drogue.

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