NEWS: Nigéria
TWITTER VS BUHARI
Un groupe de défense des droits poursuit le gouvernement nigérian pour n’avoir pas publié son accord avec Twitter.

Un groupe de défense des droits légaux a pour­suivi le prési­dent nigéri­an Muham­madu Buhari pour forcer son gou­verne­ment à pub­li­er l’ac­cord qui a per­mis à Twit­ter de revenir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest le mois dernier après une inter­dic­tion de sept mois.

En juin 2021, le Nige­ria a sus­pendu Twit­ter après que la société ait sup­primé un tweet du prési­dent Buhari qui menaçait de punir les dis­si­dents locaux. À l’époque, Twit­ter s’é­tait dit “pro­fondé­ment préoc­cupé” par les actions du pays, notant qu’il con­sid­érait un Inter­net ouvert comme “un droit humain essen­tiel dans la société moderne”.

Le 13 jan­vi­er, le Nige­ria a levé l’in­ter­dic­tion après que l’en­tre­prise a accep­té, entre autres con­di­tions, d’ou­vrir un bureau local et de tra­vailler avec le gou­verne­ment pour co-dévelop­per un code de con­duite. Dimanche, le pro­jet sur les droits et la respon­s­abil­ité socio-économiques (SERAP) a déposé une plainte auprès de la Haute Cour du pays pour con­train­dre le prési­dent Buhari et le min­istre de l’In­for­ma­tion Lai Mohammed à pub­li­er une copie de cet accord.

“La pub­li­ca­tion de l’ac­cord avec Twit­ter favoris­erait la trans­parence, la respon­s­abil­ité et aiderait à atténuer les men­aces aux droits des Nigéri­ans en ligne, ain­si que toute inter­férence avec la vie privée en ligne et la lib­erté d’ex­pres­sion”, a déclaré SERAP. “Tout accord avec des entre­pris­es de médias soci­aux doit répon­dre aux exi­gences con­sti­tu­tion­nelles de légal­ité, de néces­sité, de pro­por­tion­nal­ité et de légitimité.”

SERAP a déclaré avoir ten­té d’obtenir une copie de l’ac­cord par le biais d’une demande d’ac­cès à l’in­for­ma­tion. Il pour­suit en par­tie parce que le gou­verne­ment est revenu avec une réponse “insat­is­faisante” à cette demande. Le min­istre Mohammed aurait dit au groupe que les détails de l’arrange­ment étaient déjà “dans l’e­space pub­lic” et n’en aurait pas trans­mis une copie.

Comme le note Reuters, SERAP fai­sait par­tie de plusieurs groupes qui sont allés en jus­tice pour lut­ter con­tre l’in­ter­dic­tion de Twit­ter par le Nige­ria. La Cour de jus­tice de la Com­mu­nauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest doit se pronon­cer cette semaine sur l’op­por­tu­nité de stat­uer sur cette affaire.

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