NEWS: UKRAINE EN GUERRE
Le président américain Joe Biden interdit les importations américaines de pétrole et de gaz russes.

Les États-Unis inter­dis­ent toutes les impor­ta­tions de pét­role et de gaz en prove­nance de Russie, a annon­cé le prési­dent améri­cain Joe Biden, dans le but de faire pres­sion sur le prési­dent russe Vladimir Pou­tine pour qu’il mette fin à la guerre en Ukraine.

S’ex­p­ri­mant à la Mai­son Blanche ce mar­di matin, Biden a déclaré que cette déci­sion visait “la prin­ci­pale artère de l’é­conomie russe”.

“Nous inter­dis­ons toutes les impor­ta­tions de pét­role, de gaz et d’én­ergie russ­es. Cela sig­ni­fie que le pét­role russe ne sera plus accept­able dans les ports améri­cains et que le peu­ple améri­cain portera un autre coup puis­sant à la machine de guerre de Pou­tine », a‑t-il déclaré aux journalistes.

Les défenseurs des droits et les dirigeants ukrainiens ont appelé les États-Unis et leurs alliés européens à sanc­tion­ner le secteur pétroli­er et gazier russe en réponse à l’in­va­sion de l’Ukraine par le pays le 24 févri­er, qui a dévasté de grandes villes et con­traint deux mil­lions de per­son­nes à fuir le pays.

Les pays occi­den­taux, en par­ti­c­uli­er les pays européens qui dépen­dent du pét­role et du gaz russ­es pour une grande par­tie de leurs besoins énergé­tiques, ont hésité, craig­nant qu’une inter­dic­tion ne les coupe des appro­vi­sion­nements indis­pens­ables et ne fasse mon­ter en flèche les prix.

Les États-Unis ne sont pas très dépen­dants de la Russie pour leurs appro­vi­sion­nements énergé­tiques, impor­tant en moyenne 209 000 bar­ils de pét­role brut par jour en 2021 – soit 3% des impor­ta­tions totales de brut du pays, selon l’as­so­ci­a­tion pro­fes­sion­nelle des fab­ri­cants améri­cains de car­bu­rant et de pro­duits pétrochim­iques (AFPM). .

L’Eu­rope dépend davan­tage des appro­vi­sion­nements énergé­tiques russ­es, env­i­ron 35 % du gaz naturel de l’U­nion européenne provenant de Russie.

Biden l’a recon­nu mar­di, affir­mant que les États-Unis com­pre­naient que nom­bre de leurs alliés européens “ne seraient peut-être pas en mesure” d’im­pos­er une inter­dic­tion sim­i­laire. “Les États-Unis pro­duisent beau­coup plus de pét­role sur leur ter­ri­toire que tous les pays européens réu­nis”, a déclaré le prési­dent américain.

“Nous pou­vons franchir cette étape là où d’autres ne le peu­vent pas, mais nous tra­vail­lons en étroite col­lab­o­ra­tion avec l’Eu­rope et nos parte­naires pour dévelop­per une stratégie à long terme afin de réduire égale­ment leur dépen­dance vis-à-vis de l’én­ergie russe.”

Lun­di, un haut respon­s­able russe a déclaré qu’il y aurait des retombées “cat­a­strophiques” d’une inter­dic­tion occi­den­tale des impor­ta­tions de pét­role russe. Le vice-Pre­mier min­istre russe Alexan­der Novak a déclaré que cette déci­sion pour­rait plus que dou­bler le prix du pét­role à env­i­ron 300 dol­lars le baril.

Mais les appels se sont mul­ti­pliés pour frap­per le secteur pétroli­er et gazier russe rentable dans le but de met­tre fin à l’ef­fu­sion de sang en Ukraine.

Mar­di, la Com­mis­sion européenne a déclaré que la guerre “démon­tre l’ur­gence d’ac­célér­er notre tran­si­tion vers une énergie pro­pre”, annonçant des plans pour accroître l’indépen­dance énergé­tique de l’UE tout en réduisant sa dépen­dance à l’é­gard des appro­vi­sion­nements russes.

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