NEWS: UKRAINE GUERRE
Une banque de développement  conduite par la Chine suspend ses activités en Russie et en Biélorussie.

Cette déci­sion est le dernier signe des lim­ites du sou­tien de Pékin à Moscou alors qu’il fait face à des sanc­tions et à la cen­sure de la guerre en Ukraine.

Une banque de développe­ment dirigée par la Chine a sus­pendu toutes ses affaires avec la Russie et la Biélorussie, signe pos­si­ble des lim­ites du sou­tien de Pékin à Moscou alors qu’elle fait face à des sanc­tions et à la cen­sure pour sa guerre en Ukraine.

La Banque asi­a­tique d’in­vestisse­ment dans les infra­struc­tures (AIIB) a déclaré avoir sus­pendu toutes les activ­ités liées aux deux pays à la lumière de “l’évo­lu­tion de la sit­u­a­tion économique et financière”.

“Dans ces cir­con­stances, et dans le meilleur intérêt de la Banque, la direc­tion a décidé que toutes les activ­ités rel­a­tives à la Russie et à la Biélorussie sont sus­pendues et en cours d’ex­a­m­en”, a déclaré jeu­di l’in­sti­tu­tion basée à Pékin dans un communiqué.

La banque mul­ti­latérale de développe­ment, qui compte 105 mem­bres dans le monde, n’a pas pré­cisé les raisons de sa déci­sion, mais a exprimé “ses pen­sées et sa sym­pa­thie à toutes les per­son­nes concernées”.

“Nos pen­sées vont à tous ceux qui souf­frent”, a déclaré la banque.

Cette annonce inter­vient après que plusieurs insti­tu­tions finan­cières publiques chi­nois­es, dont la Banque de Chine, ont cessé de financer des trans­ac­tions por­tant sur des matières pre­mières russes.

Gary Ng, écon­o­miste senior chez Natix­is à Hong Kong, a déclaré que la déci­sion de l’AI­IB était “sym­bol­ique” car la banque n’a financé que deux pro­jets en Russie à hau­teur de 800 mil­lions de dol­lars et aucun en Biélorussie.

“Même si la plu­part des prêts trans­frontal­iers de la Chine à la Russie peu­vent avoir lieu avec des ban­ques poli­tiques, c’est encore un autre exem­ple que la Chine ne peut pas soutenir incon­di­tion­nelle­ment la Russie car elle pèserait ses pro­pres avan­tages et coûts de tout mou­ve­ment géopoli­tique”, Ng a déclaré à Al Jazeera.

“Le retrait de l’AI­IB mon­tre que la pres­sion des sanc­tions finan­cières mon­di­ales sur la Russie est dev­enue plus appar­ente dans les organ­i­sa­tions supra­na­tionales”, a ajouté Ng.

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