Un ancien ministre kazakh condamné à 24 ans de prison pour le meurtre de sa femme

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Un ancien min­istre kaza­kh de l’é­conomie a été con­damné à 24 ans de prison pour le meurtre de sa femme astro­logue lors d’une vio­lente attaque de huit heures. 

Kuandyk Bishim­bayev, 44 ans, a été recon­nu coupable d’avoir causé inten­tion­nelle­ment des lésions cor­porelles graves à sa femme, Saltanat Nuken­o­va, 31 ans, entraî­nant sa mort par négligence.

L’hor­ri­ble agres­sion s’est déroulée dans un restau­rant d’As­tana, la cap­i­tale du pays, où Bishim­bayev a sauvage­ment bat­tu sa femme pen­dant huit heures avant qu’elle ne suc­combe à un trau­ma­tisme crânien. Le tri­bunal a enten­du que Bishim­bayev a haleté “Pourquoi ?” à la lec­ture du ver­dict, et il a insisté sur son innocence.

Le procès, surnom­mé le “procès du siè­cle” au Kaza­khstan, a cap­tivé la nation et a provo­qué l’indig­na­tion face à la vio­lence domes­tique. L’af­faire a égale­ment attiré l’at­ten­tion sur les taux élevés de vio­lence domes­tique dans le pays, et beau­coup ont appelé à des lois plus strictes pour pro­téger les femmes.

Selon les médias locaux, Bishim­bayev était un ami proche de l’an­cien prési­dent Nur­sul­tan Nazarbayev, et sa chute en dis­grâce a été con­sid­érée comme sig­ni­fica­tive. La peine de prison de l’homme poli­tique est une énorme dis­tance par rap­port à son statut d’héri­ti­er poten­tiel de l’an­cien président.

Le tri­bunal a appris que Bishim­bayev avait ten­té de détru­ire toutes les preuves de vidéo­sur­veil­lance et avait ren­voyé le per­son­nel chez eux pour éviter les témoins. 

Les médias locaux ont rap­porté que de nom­breux Kaza­khs voient Bishim­bayev comme un exem­ple typ­ique de l’élite dirigeante riche et puis­sante du pays, et beau­coup craig­nent qu’il échappe en quelque sorte à une puni­tion appropriée.

La mort trag­ique de Saltanat Nuken­o­va a fait évoluer les men­tal­ités sur la vio­lence domes­tique dans le pays, et beau­coup appel­lent au change­ment. Son frère aîné, Ait­bek Aman­geldy, a déclaré à l’As­so­ci­at­ed Press qu’il ne doutait pas que le des­tin trag­ique de sa sœur avait fait évoluer les men­tal­ités sur la vio­lence domestique.

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