SCIENCE: CRASH SUR LA LUNE
Crash lunaire: une partie de fusée jetée frappera la Lune cette semaine.

View of Moon limb with Earth rising on the horizon. Footprints as an evidence of people being there or great forgery. Collage. Elements of this image furnished by NASA. /urls: https://images-assets.nasa.gov/image/as11-44-6551/as11-44-6551~orig.jpg https://images.nasa.gov/details-as11-44-6551.html https://images.nasa.gov/details-as17-145-22285.html https://images.nasa.gov/details-as11-40-5964.html https://solarsystem.nasa.gov/resources/429/perseids-meteor-2016/

Le propulseur de fusée peut être vu en train de suiv­re le ciel de droite à gauche
Une par­tie aban­don­née d’une fusée est à quelques heures de s’écras­er sur la Lune, dis­ent les sci­en­tifiques qui ont prédit la col­li­sion pour la pre­mière fois en janvier.

La par­tie fusée de trois tonnes, qui fonce dans l’e­space à 5 800 mph, devrait frap­per à 12h25 GMT vendredi.

Les astronomes ont d’abord pen­sé que la par­tie fusée avait été lancée par le pro­gramme SpaceX d’Elon Musk, puis ont dit qu’elle était chi­noise, ce que la Chine nie.

Les sci­en­tifiques espèrent étudi­er le cratère de 10 à 20 m de large et les panach­es de pous­sière lunaire créés lors de l’impact.

La par­tie de la fusée a été aperçue pour la pre­mière fois depuis la Terre en mars 2015. Une enquête spa­tiale financée par la Nasa en Ari­zona l’a repérée, mais a rapi­de­ment per­du tout intérêt lorsqu’il a été démon­tré que l’ob­jet n’é­tait pas un astéroïde.

La par­tie fusée est ce qu’on appelle des déchets spa­ti­aux — du matériel jeté des mis­sions ou des satel­lites sans suff­isam­ment de car­bu­rant ou d’én­ergie pour retourn­er sur Terre. Cer­taines pièces sont plus proches de nous, juste au-dessus de la Terre, mais d’autres, comme ce boost­er, sont à des mil­liers de kilo­mètres en orbite haute, loin de l’at­mo­sphère terrestre.

L’A­gence spa­tiale européenne estime qu’il y a main­tenant 36 500 débris spa­ti­aux de plus de 10 cm.

Aucun pro­gramme spa­tial ou uni­ver­sité ne suit offi­cielle­ment les déchets de l’e­space loin­tain. La sur­veil­lance de l’e­space coûte cher et les risques pour l’homme liés aux débris en orbite haute sont faibles.

Ain­si, il incombe à une infime poignée d’as­tronomes bénév­oles qui passent leur temps libre à faire des cal­culs et à estimer des orbites. Ils lan­cent des e‑mails et des alertes dans les deux sens, deman­dant à celui qui se trou­ve au meilleur endroit sur la planète de repér­er un objet dans l’espace.

Son téle­scope a cap­té un minus­cule point de lumière se déplaçant dans le ciel. Les cal­culs ont sug­géré qu’il fai­sait par­tie d’une fusée, a‑t-il déclaré à BBC News.

Les débris spa­ti­aux tombent et dis­parais­sent, sou­vent de manière imprévis­i­ble. Pen­dant sept ans, il a à peine vu la fusée — jusqu’à ce qu’en jan­vi­er, elle réapparaisse.

“J’ai pris quelques images quand il est passé près de la Terre”, a‑t-il expliqué.

Il a envoyé ses pho­tos à l’as­tronome et data sci­en­tist Bill Gray, sur la côte est des États-Unis. C’est l’ex­pert qui l’a ensuite iden­ti­fié comme un boost­er SpaceX se dirigeant vers la Lune.

La nou­velle qu’une par­tie aban­don­née de l’une des mis­sions spa­tiales du mil­liar­daire Musk allait frap­per la Lune a fait la une des jour­naux mondiaux.

Mais le suivi des débris spa­ti­aux est sou­vent un “tra­vail de détec­tive”, explique M. Gray. L’in­signe de la fusée ne peut pas être vu — les astronomes doivent recon­stituer son iden­tité en suiv­ant son itinéraire à rebours dans l’e­space. Ils font ensuite cor­re­spon­dre son orbite aux dates et aux emplace­ments des lance­ments et des tra­jec­toires des fusées.

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