SCIENCE: NOUVELLE RATION
Une  plus grande consommation d’insectes pourrait aider encore plus l’environnement .

Les insectes ont été présen­tés comme un ali­ment du futur, notam­ment en rai­son de leurs avan­tages en matière de durabilité.

Excel­lente source de pro­téines, leur pro­duc­tion néces­site beau­coup moins de ressources que l’a­gri­cul­ture tra­di­tion­nelle. Don­nez à votre ferme de vers de farine env­i­ron 2 kilo­grammes (4,4 livres) de nour­ri­t­ure et vous obtien­drez un kilo­gramme de pro­téines comestibles ; avec du bœuf, il faudrait 10 fois plus d’e­space et pro­duire 18 fois plus de gaz à effet de serre.

Dans un nou­v­el arti­cle d’opin­ion, des sci­en­tifiques ont pro­posé que le pas­sage à un régime qui incor­pore des insectes pour­rait égale­ment avoir des effets posi­tifs sup­plé­men­taires sur la façon dont nous cultivons.

Dans l’ar­ti­cle, les auteurs dis­cu­tent de l’u­til­i­sa­tion des déchets créés par la pro­duc­tion d’in­sectes pour l’al­i­men­ta­tion humaine et ani­male, et des avan­tages que les déchets pour­raient avoir sur la crois­sance de cul­tures durables.

Les sous-pro­duits de la ferme d’in­sectes pour­raient poten­tielle­ment fournir aux agricul­teurs un addi­tif organique pour le sol qui favorise la crois­sance des plantes et a un impact sur le micro­bio­me du sol d’une manière qui peut favoris­er la san­té des plantes.

“Un nou­v­el amende­ment organique du sol émerge de la pro­duc­tion d’une nou­velle source de pro­téines ani­males, à savoir la pro­duc­tion d’in­sectes tels que le ver jaune de farine (Tene­brio moli­tor), le petit ver de farine (Alphi­to­bius dia­per­i­nus), le gril­lon domes­tique (Acheta domes­ti­cus), le mouche sol­dat (Her­me­tia illu­cens) ou mouche domes­tique (Mus­ca domes­ti­ca) pour l’al­i­men­ta­tion humaine et ani­male », déclar­ent les auteurs de l’article.

La pro­duc­tion d’in­sectes pour l’al­i­men­ta­tion humaine et ani­male entraîne générale­ment deux sous-pro­duits : les exu­vies et les excré­ments d’in­sectes. Les exu­vies sont les exosquelettes lais­sés après la mue des insectes, et les excré­ments sont essen­tielle­ment du caca d’in­sectes et de la nour­ri­t­ure d’in­sectes non con­som­mée; ces deux sous-pro­duits pour­raient devenir des alter­na­tives poten­tielles aux engrais et pes­ti­cides conventionnels.

“Un com­posant impor­tant des exu­vies d’in­sectes est la chi­tine, un poly­sac­cha­ride de sucre aminé de poids molécu­laire élevé qui est égale­ment présent dans les parois cel­lu­laires fongiques et l’ex­osquelette de nom­breux crus­tacés. Il a été démon­tré que les amende­ments du sol con­tenant de la chi­tine favorisent la crois­sance des plantes”, note le auteurs.

“Il existe cepen­dant un ensem­ble de bac­téries qui peu­vent métabolis­er la chi­tine, et ces microbes aident les plantes à être plus résis­tantes aux mal­adies et aux ravageurs”, explique Mar­cel Dicke, biol­o­giste des plantes à l’U­ni­ver­sité de Wagenin­gen aux Pays-Bas, et co-auteur de l’é­tude. papier.

“Lorsque des exu­vies sont ajoutées au sol, les pop­u­la­tions de ces bac­téries béné­fiques augmentent.”

De plus, l’a­jout d’ex­cré­ments d’in­sectes au sol peut favoris­er la crois­sance des plantes, car les excré­ments d’in­sectes sont rich­es en azote, un nutri­ment cru­cial pour la crois­sance des plantes mais qui peut être rare dans la plu­part des sols. L’a­zote est sou­vent ajouté aux sols sous forme d’en­grais synthétique.

“De même, il a été démon­tré que l’a­jout d’ex­cré­ments d’in­sectes au sol four­nit de l’a­zote et d’autres nutri­ments aux plantes qui aug­mentent leur bio­masse et leur con­tenu nutri­tion­nel. Les amende­ments de chi­tine et d’ex­cré­ments d’in­sectes ont un impact sur la com­po­si­tion du micro­bio­me du sol, ce qui peut être un fac­teur impor­tant dans la pro­mo­tion la crois­sance et la san­té des plantes », déclar­ent les auteurs de l’article.

Les chercheurs men­tion­nent égale­ment le poten­tiel des exu­vies comme moyen de lutte antipar­a­sitaire. Les bac­téries béné­fiques du sol qui métabolisent la chi­tine à par­tir des exu­vies peu­vent non seule­ment stim­uler la crois­sance des plantes, mais égale­ment provo­quer des change­ments dans la phys­i­olo­gie des plantes, atti­rant les insectes mutualistes.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*