TECH: L’Union Européenne et le Royaume-Uni enquêtent pour savoir si Google et Meta se sont entendus sur les publicités.

La Com­mis­sion européenne et l’Au­torité bri­tan­nique de la con­cur­rence et des marchés (CMA) ont lancé une enquête antitrust sur l’ac­cord pub­lic­i­taire entre Google et Meta (anci­en­nement Face­book) por­tant le nom de code “Jedi Blue”. En par­ti­c­uli­er, les organ­i­sa­tions cherchent à savoir si les géants de la tech­nolo­gie se sont enten­dus pour entraver la con­cur­rence “sur les marchés de la pub­lic­ité dis­play en ligne”. Le min­istère améri­cain de la Jus­tice, soutenu par plusieurs États, enquête égale­ment sur l’ac­cord entre les deux sociétés.

Comme l’ex­plique la com­mis­sion, Google four­nit un ser­vice de tech­nolo­gie pub­lic­i­taire qui vend aux enchères des espaces pub­lic­i­taires dis­play en ligne sur des sites Web et des appli­ca­tions dans le cadre de son pro­gramme Open Bid­ding. Pen­dant ce temps, Meta’s Audi­ence Net­work par­ticipe à ce type d’enchères pour les espaces pub­lic­i­taires facil­itées par Google et les ser­vices con­cur­rents. Le directeur général de CMA, Andrea Coscel­li, a déclaré que l’or­gan­i­sa­tion était “inquiète que Google se soit asso­cié à Meta pour met­tre des obsta­cles sur le chemin des con­cur­rents qui four­nissent d’im­por­tants ser­vices de pub­lic­ité dis­play en ligne aux éditeurs”.

Mar­grethe Vestager, com­mis­saire européenne à la con­cur­rence, a déclaré au Finan­cial Times que la com­mis­sion soupçonne qu’il pour­rait y avoir eu un accord entre les entre­pris­es pour “utilis­er unique­ment les ser­vices Google et non les ser­vices con­cur­rents”. Cepen­dant, Vestager a égale­ment déclaré à la pub­li­ca­tion que la com­mis­sion étu­di­ait la pos­si­bil­ité que Meta n’ait pas été au courant des réper­cus­sions de l’ac­cord et que Google ait agi seul. “Nous n’avons pas encore con­clu s’il s’ag­it d’une affaire de Google seul ou s’ils y étaient ensem­ble. Il n’est pas cer­tain que Meta était con­scient des effets de l’ac­cord et c’est ce que nous devons enquêter”, a déclaré le commissaire.

En plus d’ou­vrir une enquête sur l’ac­cord Jedi Blue, la CMA exam­ine égale­ment la con­duite de Google dans son ensem­ble en matière d’enchères pub­lic­i­taires. Le chien de garde enquête pour savoir si le géant de la tech­nolo­gie a abusé de sa posi­tion dom­i­nante pour obtenir un avan­tage sur ses con­cur­rents pro­posant des ser­vices d’enchères.

Google a précédem­ment nié avoir été de con­nivence avec Meta dans un dossier judi­ci­aire, et un porte-parole a fait écho à cela dans une déc­la­ra­tion envoyée à Engadget :

“Les allé­ga­tions faites à pro­pos de cet accord sont fauss­es. Il s’ag­it d’un accord pro­con­cur­ren­tiel doc­u­men­té publique­ment qui per­met à Face­book Audi­ence Net­work (FAN) de par­ticiper à notre pro­gramme Open Bid­ding, avec des dizaines d’autres entre­pris­es. L’im­pli­ca­tion de FAN n’est pas exclu­sive et ils ne le font pas. t recevoir des avan­tages qui les aident à gag­n­er des enchères. L’ob­jec­tif de ce pro­gramme est de tra­vailler avec une gamme de réseaux pub­lic­i­taires et d’échanges pour aug­menter la demande d’e­space pub­lic­i­taire des édi­teurs, ce qui aide ces édi­teurs à gag­n­er plus de revenus. La par­tic­i­pa­tion de Face­book y con­tribue. Nous sommes heureux de répon­dre à toutes les ques­tions de la Com­mis­sion ou de la CMA.”

Un porte-parole de Meta nous a égale­ment dit que l’ac­cord avec Google n’est pas exclusif :

“L’ac­cord d’enchères non exclusif de Meta avec Google et les accords sim­i­laires que nous avons avec d’autres plates-formes d’enchères ont con­tribué à accroître la con­cur­rence pour les place­ments pub­lic­i­taires. Ces rela­tions com­mer­ciales per­me­t­tent à Meta d’of­frir plus de valeur aux annon­ceurs et aux édi­teurs, ce qui se traduit par de meilleurs résul­tats pour tous. Nous coopérerons avec les deux enquêtes.”

Si la CMA con­state que les entre­pris­es ont enfreint le droit de la con­cur­rence, elles pour­raient être frap­pées d’a­mendes équiv­alant à 10 % de leurs revenus mon­di­aux. Comme le note le Finan­cial Times, cepen­dant, le proces­sus pour­rait pren­dre des années.

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