TECH: L’Université Purdue poursuit Google pour avoir copié du code pour une utilisation dans Android.

Google est une fois de plus accusé d’avoir copié le code d’autres per­son­nes dans Android. L’U­ni­ver­sité Pur­due a pour­suivi Google pour des allé­ga­tions selon lesquelles la société vio­l­erait sci­em­ment un brevet pour la détec­tion de bogues de ges­tion de l’al­i­men­ta­tion dans le code. Le géant de l’In­ter­net aurait vu un arti­cle sur les recherch­es du pro­fesseur Y. Char­lie Hu sur le sujet en 2012 et aurait incor­poré un code con­tre­faisant con­nexe dans Android Lint, un out­il de détec­tion d’er­reurs dans ce qui allait devenir le kit de développe­ment Android Studio.

L’USPTO a accordé le brevet en août 2019. Pur­due a déclaré avoir infor­mé Google de la vio­la­tion alléguée en août 2021, mais que Google avait con­tin­ué à incor­por­er le code con­testé dans Android Stu­dio aus­si récem­ment que ce mois-ci. L’é­cole demande des dom­mages-intérêts “passés et futurs” non spé­ci­fiés à Google.

Dans un com­mu­niqué, Google a déclaré à Engad­get qu’il exam­i­nait tou­jours le procès, mais qu’il se “défendrait vigoureuse­ment” et “développerait[s] indépen­dam­ment” des pro­duits. Nous avons demandé des com­men­taires à Pur­due, mais l’u­ni­ver­sité a déjà déclaré à Reuters qu’elle pen­sait que Google vio­lait davan­tage de brevets et les ajouterait au procès si l’en­tre­prise ne négo­ci­ait pas de licences.

Les pour­suites en matière de brevets sur la tech­nolo­gie sco­laire ne sont pas nou­velles. Apple, par exem­ple, a été invité plus d’une fois à pay­er l’U­ni­ver­sité du Wis­con­sin pour les infrac­tions alléguées. Ce cas peut être plus grave que cer­tains, cepen­dant. Android Stu­dio est un incon­tourn­able du développe­ment d’ap­pli­ca­tions Android — si Pur­due peut prou­ver une vio­la­tion en pre­mier lieu, il pour­rait faire val­oir qu’une par­tie impor­tante de l’é­cosys­tème d’ap­pli­ca­tions d’An­droid est con­stru­ite autour d’une tech­nolo­gie copiée.

 Pur­due a fourni sa déc­la­ra­tion com­plète à Engad­get. L’u­ni­ver­sité sou­tient qu’elle a passé des “semaines” à essay­er d’or­gan­is­er une réu­nion pour dis­cuter du dif­férend sur les brevets, mais a été for­cée d’in­ten­ter une action en jus­tice lorsque Google “a refusé des con­di­tions raisonnables” pour la ren­con­tre. L’é­cole est tou­jours ouverte à une réu­nion pour dis­cuter des con­di­tions de licence, mais ajoutera des brevets à l’af­faire si elle n’ob­tient pas de réponse.

Vous pou­vez lire la déc­la­ra­tion com­plète de Pur­due ci-dessous:

“La poli­tique de la Pur­due Research Foun­da­tion est de pro­téger la pro­priété intel­lectuelle dévelop­pée et brevetée par les pro­fesseurs et les chercheurs de l’U­ni­ver­sité Pur­due. De nom­breuses inno­va­tions sont soutenues par des sub­ven­tions et des dota­tions de recherche financées par les con­tribuables, et la PRF est chargée de pro­téger ces investisse­ments publics de ceux qui enfreindraient pour gain privé.

“La pour­suite con­tre Google a été déposée après une enquête préal­able d’un an qui a révélé la vio­la­tion délibérée par Google de plusieurs brevets PRF. PRF a ten­té pen­dant des semaines d’or­gan­is­er une réu­nion avec Google, mais lorsque Google a refusé des con­di­tions raisonnables pour une réu­nion, Pur­due a été n’a eu d’autre choix que d’in­ten­ter une poursuite.

“RF est le ces­sion­naire de plusieurs brevets sup­plé­men­taires que Google enfreint. Pur­due a de nou­veau invité Google à une ren­con­tre, à voir les preuves de la con­tre­façon et à dis­cuter des con­di­tions de la licence. Si Google con­tin­ue de refuser de négoci­er une licence, la pour­suite sera mod­i­fiée pour ajouter des brevets.

“Ce qui se passe ensuite dépend entière­ment de Google.”

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*