TECH: Sony est accusé de sexisme par 9 femmes dans une plainte collective.

En novem­bre, l’an­ci­enne ana­lyste de la sécu­rité infor­ma­tique de PlaySta­tion, Emma Majo, a inten­té une action en jus­tice con­tre Sony, affir­mant que l’en­tre­prise dis­crim­i­nait les femmes au niveau insti­tu­tion­nel. Majo a allégué qu’elle avait été licen­ciée parce qu’elle avait par­lé de préjugés sex­istes au stu­dio, notant qu’elle avait été licen­ciée peu de temps après avoir soumis une déc­la­ra­tion signée à la direc­tion détail­lant le sex­isme qu’elle y avait subi.

Majo a ensuite déposé les doc­u­ments pour trans­former son cas en recours col­lec­tif, et le mois dernier, Sony a ten­té de faire rejeter le tout, affir­mant que ses allé­ga­tions étaient trop vagues pour résis­ter à un exa­m­en juridique. De plus, les avo­cats de Sony ont déclaré qu’au­cune autre femme ne se présen­tait avec des récla­ma­tions similaires.

Aujour­d’hui, huit femmes sup­plé­men­taires ont rejoint le procès con­tre Sony. Les nou­veaux plaig­nants sont des employés actuels et anciens, et un seul d’en­tre eux a choisi de rester anonyme. Une plaig­nante, Marie Har­ring­ton, a tra­vail­lé chez Sony pen­dant 17 ans et est finale­ment dev­enue direc­trice prin­ci­pale de la ges­tion des pro­grammes et chef de cab­i­net du vice-prési­dent prin­ci­pal de l’ingénierie George Cacciopo.

“Quand j’ai quit­té Sony, j’ai dit à la vice-prési­dente prin­ci­pale et à la direc­trice des ressources humaines Rachel Ghad­ban du bureau de Ran­cho Bernar­do que la rai­son de mon départ était le sex­isme sys­témique con­tre les femmes”, a déclaré Har­ring­ton dans un com­mu­niqué. “Le directeur des ressources humaines a sim­ple­ment dit:” Je com­prends “. Elle n’a pas demandé plus d’in­for­ma­tions. J’avais par­lé avec le directeur des ressources humaines à plusieurs repris­es aupar­a­vant du sex­isme con­tre les femmes.

Har­ring­ton a affir­mé que les femmes étaient nég­ligées pour les pro­mo­tions et a déclaré que lors des ses­sions d’ex­a­m­en annuelles, les respon­s­ables de l’ingénierie de Sony Inter­ac­tive Enter­tain­ment dis­cu­taient rarement des employées comme des “hautes per­for­mances” poten­tielles. Elle a déclaré que lors de leur ses­sion d’avril 2019, seuls qua­tre des 70 employés exam­inés étaient des femmes, et bien que tous les hommes de ce groupe aient été mar­qués comme très per­for­mants, seules deux des femmes l’étaient.

“En out­re, lorsque deux des femmes ont été dis­cutées, les man­agers ont passé du temps à dis­cuter du fait qu’elles avaient des familles”, lit-on dans la déc­la­ra­tion de Har­ring­ton. “Le statut famil­ial n’a jamais été dis­cuté pour les hommes.”

Les femmes restantes ont partagé des his­toires sim­i­laires dans leurs déc­la­ra­tions, le thème com­mun étant le manque d’op­por­tu­nités pour les employées d’a­vancer et le favoritisme sys­témique envers les employés mas­culins. Les plaig­nants ont affir­mé que les dirigeants mas­culins de Sony avaient fait des com­men­taires désoblig­eants, notam­ment “il suf­fit de se mari­er riche” et “je trou­ve qu’en général, les femmes ne sup­por­t­ent pas la critique”.

Une plaig­nante a allégué que lors d’un voy­age de tra­vail à l’E3, son supérieur l’a trompée pour qu’elle prenne un verre avec lui au bar de l’hô­tel, l’a draguée même après qu’elle ait refusé et a dit à d’autres employés qu ’ ”il allait essay­er de” frap­per ça. ’ ” Un autre plaig­nant a partagé une his­toire sur une réu­nion sur l’é­gal­ité des sex­es chez Sony qui avait un pan­el de cinq per­son­nes, tous des hommes.

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