Être étranglé pendant les rapports sexuels peut causer des dommages cérébraux permanents, révèle une étude alarmante

Être étranglé pendant les rapports sexuels peut causer des dommages cérébraux permanents, révèle une étude alarmante
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La stran­gu­la­tion, égale­ment con­nue sous le nom d’é­tran­gle­ment sex­uel, est dev­enue une pra­tique sex­uelle de plus en plus pop­u­laire, en par­ti­c­uli­er chez les jeunes. Cepen­dant, une nou­velle étude a révélé que ce com­porte­ment à risque peut entraîn­er des lésions cérébrales per­ma­nentes, même lorsqu’il n’est pra­tiqué que quelques fois.

La recherche, menée par le Dr Deb­bie Herbinick, chercheuse en san­té sex­uelle et repro­duc­tive, a mon­tré que les femmes qui avaient été étran­glées qua­tre fois au cours des 30 jours précé­dents présen­taient des mod­i­fi­ca­tions de la struc­ture de leur cerveau affec­tant leur capac­ité à effectuer des tâch­es de mémoire de travail.

Une réduc­tion du flux san­guin vers le cerveau pen­dant l’é­tran­gle­ment peut l’empêcher de fonc­tion­ner nor­male­ment immé­di­ate­ment et entraîn­er la mort des tis­sus en aus­si peu que cinq min­utes en rai­son d’un manque d’oxygène et de glucose.

Même de brèves péri­odes d’é­tran­gle­ment, comme 10 sec­on­des, peu­vent faire per­dre con­nais­sance à quelqu’un, et des min­utes sans oxygène peu­vent entraîn­er des dom­mages cérébraux permanents.

L’é­tude, pub­liée dans la revue Brain Behav­ior, a exam­iné deux groupes de 41 femmes — l’un ayant été étran­glé au cours des 30 derniers jours et l’autre non.

Le groupe ayant subi l’é­tran­gle­ment présen­tait une aug­men­ta­tion sig­ni­fica­tive de l’é­pais­seur cor­ti­cale dans de mul­ti­ples régions du cerveau impliquées dans la recon­nais­sance des vis­ages, le traite­ment visuel et la mémoire, sug­gérant des change­ments struc­turels de leur cerveau.

“Il y a une grande inquié­tude con­cer­nant les ado­les­cents et les jeunes adultes qui font cela, qui n’ont pas encore vrai­ment une con­nais­sance et une infor­ma­tion com­plètes sur ces com­porte­ments, qui ont peut-être une expéri­ence très lim­itée ou une expéri­ence de la com­mu­ni­ca­tion sur la sex­u­al­ité”, a déclaré le Dr Herbernick.

La pra­tique de l’é­tran­gle­ment pen­dant les rap­ports sex­uels est dev­enue plus courante, avec des références dans la cul­ture pop­u­laire, comme la série télévisée Eupho­ria et la fran­chise Fifty Shades of Grey. Cepen­dant, les experts aver­tis­sent que ce com­porte­ment apparem­ment à risque peut avoir des con­séquences dévas­ta­tri­ces, même lorsqu’il est pra­tiqué de manière consensuelle.

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